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La solitude : Vide ou Liberté?

il y a 2 jours
5 min de lecture

Être seule sans se sentir seule...


Parce que les moments de solitudes bien choisis ne sont pas forcément de l’isolement, mais un espace nécessaire.



L’idée de mon article m’est arrivée suite à mon été, avec beaucoup de moments que j’ai passé seule.


Seule, par choix.


Je me suis donc questionné sur : le besoin de solitude.


Il existe une solitude qui fait mal : celle qu’on n’a pas choisie.

Quand on aimerait être compris, aimé, accompagné, appelé, touché, quand on a l’impression de porter quelque chose seul, de ne pas avoir de véritable connexion avec les autres, etc...


Moi, je parle de la solitude choisie.


Et celle-là peut devenir très précieuse.

C’est le moment où l’on cesse d’être constamment dans le bruit, les demandes, les attentes et l’énergie des autres.


J’ai simplement eu envie de vivre mon été autrement. De ralentir. De profiter de mes journées, de mes petites sorties, de mes moments à moi.


Continuer de me retrouver, juste moi.


Faire ce que j’avais envie de faire quand MOI, ça me tentait et au moment que ça me convenait.


Et pas seule parce que je n’avais personne avec qui être.


Seule, parce que j’en avais envie.


Réussir à faire des choses seules. Je suis sorti de ma zone de confort bien des fois.🤭


Il m’arrive encore parfois de changer d’idée à la dernière minute et de me dire :

Ben non… je suis seule, je vais être gênée, je vais avoir l’air un peu nouille toute seule.


Sté, le genre de petite pensée qui nous traversent l’esprit et qui peuvent nous faire reculer… alors qu’au fond, on a vraiment envie d’y aller. 😅


Mais j’apprends tranquillement à ne plus leur donner autant de place. À me recentrer sur ce que j’ai envie de faire, plutôt que sur ce que les autres pourraient penser.


Et je sais qu’un jour, ce genre de pensée ne me traversera probablement même plus l’esprit. Plus j’avance, plus je prends confiance, et plus le fait d’être seule devient simplement… normal.


J’aime être capable d’aller au restaurant seule, de partir marcher, de prendre la route et de découvrir de nouveaux endroits par moi-même, m’asseoir au bord de l’eau, pour écrire, lire,

admirer ce qui m’entoure, réfléchir… et parfois y passer plusieurs heures, simplement avec moi-même.


Pour moi, être capable de faire des choses seule n’est pas triste. C’est une liberté.


On se retrouve avec soi-même… et au lieu de se sentir vide, on se sent plein de soi.


Pour moi, la différence est là :


Être seul, c’est une situation.

Se sentir seul, c’est une émotion.

Aimer sa solitude, c’est une relation avec soi-même.


Pendant longtemps, je me suis demandé si c’était normal d’avoir autant besoin de solitude. Je me trouvais parfois étrange de préférer une journée seule à une journée entourée de monde.


Ce que j’ai réalisé avec le temps et surtout ma dernière année, la solitude nous oblige à nous rencontrer pour vrai.


Quand personne n’est là pour nous distraire, nous rassurer ou nous dire quoi penser.


Certaines questions remontent :


Qu’est-ce que je veux réellement?

Qu’est-ce qui ne me convient plus?

Qui suis-je quand je n’essaie pas de répondre aux attentes de quelqu’un?


C’est probablement pour ça que certaines périodes de solitude arrivent avec beaucoup de questionnements.

Elles peuvent être inconfortables, mais elles permettent aussi de faire du ménage.

On entend mieux notre propre voix.


Et il y a quelque chose d’assez beau qui peut arriver avec le temps :


On ne cherche plus nécessairement quelqu’un pour combler notre solitude.

On choisit plutôt les gens qui méritent d’entrer dans notre tranquillité.

 

Parfois, je regardais les autres qui semblaient toujours vouloir sortir, voir des amis, être entourés… et je me demandais pourquoi, moi, j’avais si souvent besoin du contraire.


Avec le temps, j’ai compris que la solitude ne me vide pas. Elle me recharge.

 

Encore aujourd’hui, lorsque je sais que je vais passer plusieurs heures dans un endroit très bruyant ou entouré de beaucoup de gens, je me prépare presque mentalement. Je sais que je vais aimer certains moments, rire, parler, profiter… mais je sais aussi qu’après, j’aurai besoin de retrouver mon calme.

 

J’ai arrêté de me demander si j’étais bizarre.🤭

Si j’avais un problème de socialisation?

 

J’ai simplement compris que c’est ma façon à moi de retrouver mon équilibre.

 

Je me ressource dans le silence, dans ma bulle, dans mes moments seule.

 

Et aujourd’hui, je ne vois plus ça comme quelque chose que je devrais changer.

Je le vois comme une force.


Être bien avec les autres,

 

Oui,

 

Mais être bien avec moi-même en tout premier lieu.

 

Je réalise aujourd’hui qu’en vieillissant, j’avais ce besoin de me retrouver.

 

À 18 ans je suis partie en appartement seule, je n’ai jamais voulu de coloc, même pour économiser des sous pour payer l’appartement, non, je voulais être seule. Ça date donc par d’hier que je suis ainsi…😅

 

Ensuite, comme bien des gens, je me suis retrouvé en couple, marié, enfants, gestion de mon commerce, les sports, la famille, organisation de tout cela.

 

Alors je crois simplement que c’est normal de s’oublier pendant des années, même si l’on ne devrait pas. Dans ces moments-là de ma vie, je ne voyais pas que je m’oubliais.

Je croyais que c’était la vie, faite ainsi = COURIR APRÈS LE TEMPS TOUT LE TEMPS.

 

Donc, un jour, mon corps, mon âme a crié à l’aide de me retrouver MOI.


Pour certaines personnes, je peux peut-être sembler égoïste.

Mais avec le travail que je fais sur moi-même, et avec l’aide de ma thérapeute, j’apprends tranquillement à penser davantage à moi.


Un jour, elle m’a dit :


Tu as une mission maintenant : apprendre à penser à toi et à dire non au lieu de toujours dire oui.

Tu dois accepter de décevoir les autres.


Hein?? 😅


Eh oui.


Elle m’a expliqué que chaque fois que je vais réussir à m’écouter et à dire non, je vais probablement décevoir certaines personnes. Mais en choisissant de ne pas toujours répondre aux attentes des autres, il y a une personne que je vais arrêter d’oublier : MOI

 

Et c’est là que le travail commence.

 

Je ne cache pas qu’il y a eu des moments où je me sentais mal, puisque j’avais peur de blesser les autres, mais aujourd’hui, je crois que mes proches ont compris que ce n’est rien contre eux, mais mon bien à moi que je veux tout simplement.

 

Si je suis bien avec moi, je serais bien avec les miens!

 

Et ça, à mes yeux, c’est probablement l’une des formes les plus solides d’autonomie intérieure.


Et vous, votre besoin de solitude est-il si prenant?


Comment vous rechargez-vous?

 

Karine

Signé KM🍀

 Moment de calme et de solitude au bord d’un lac.
 Moment de calme et de solitude au bord d’un lac.

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